mercredi, août 30, 2006
lundi, août 28, 2006
Chansonnier (les adieux de Lyon)
LES ADIEUX DE LYON
REFRAIN
Partons, chers Compagnons,
Profitons du beau temps.
Daignez m'accompagner,
Me mettre sur les champs.
Respectons le Devoir,
Ainsi que les Compagnons,
Si vous voulez me voir
Revêtu de ce nom.
I
Adieu Lyon, ma jolie ville,
Je vais partir en ce beau jour
Sans oublier ce que je quitte
Dans l'enceinte du vieux faubourg.
Je pars le coeur rempli de charme
Car j'ai appris en voyageant
En m'éloignant je dis adieu
Aux Compagnons du Tour de France.
II
Bonjour le Père, et vous la Mère
Je viens vous faire mes adieux,
Recevez-les de Marche-à-Terre
Qui vous quitte les larmes aux yeux,
La règle du Compagnonnage
M'ordonne de vous embrasser,
Un baiser daignez m'accorder.
Au Père je vais rendre hommage.
III
Chers Aspirants je vous invite,
Daignez écouter ma voix,
Venez me faire la conduite
Car c'est pour la dernière fois.
Soyez toujours fidèles et sages,
Tâchez de bien vous comporter
Et comme moi vous parviendrez
Au titre du Compagnonnage.
IV
Déjà le Rouleur marche en tête
Enchantant ces couplets charmants;
D'une voix fière il nous répète:
Honneur et gloire aux Devoirants!
Ami, un frère qui nous quitte
Embrassons-le tous de grand coeur
Car il emporte avec honneur
Les Marques du Compagnonnage.
V
Da maître Jacques notre Père,
L'auteur va vous citer son nom:
C'est un honnête Marche-à-Terre,
Maréchal de sa profession.
Dans vos réunions fraternelles,
Tâchez de ne rien divulguer,
Pas même le moindre secret
Que vous a donné la lumière.
Marche-à-Terre l'Agenais,
Compagnon Maréchal-Ferrant.
dimanche, août 27, 2006
Chansonnier (l'ascension)
Chansonnier (l'ascension)
L'ASCENSION
(Air : Stances à Ronsard-Hélène)
Pourquoi donc à l'ascension,
Heureux Compagnon Maçon,
Tant chercher quand vient le soir,
Selon la coutume ancienne,
L'ombre de nos Vieux Devoirs,
Au plus secret des Cayenne?
Charpentier du Golgotha,
Le Maçon joue ton Sabbat
Dans la nuit de l'Ascension
Depuis les lunes gothiques.
Silencieuse tradition,
Jeunesse des voix antiques.
Et quand Maître tu seras,
Que l'orgueil te tentera,
Reviens au manoir la nuit,
Comme au temps de ton jeune âge,
Montrer tes couleur jaunies
Aux Mères du Compagnonnage.
N'as-tu jamais remarqué,
Sur les pierres du passé,
Le sigle des tâcherons
Qui taillèrent l'Astragale,
L'Ame des Vieux Compagnons,
Au porche des cathédrales ?
Mystérieux idéal,
C'est le sang de ton cheval;
Aspirant baisse les yeux
Sur les feux du Labyrinthe;
O vieux Maîtres, chers Aïeux,
Pleurez quand la cloche tinte !
(à choisir pour la finale.)
Pourquoi signer ma chanson ?
Heureux Compagnon Maçon ;
J'aime mieu la dédier
Au meilleur de tous les frères,
A Normand, la Sérénité,
Tailleur de Vivantes Pierres.
(ou bien.)
Je chanterai ma chanson,
Heureux Compagnon Maçon,
Au banquet des Morteliers,
En l'honneur de notre Frère,
Normand la Sérénité,
Tailleur de Vivantes Pierres.
De BEARNAIS, l'Ami du Tour de France.





































